Pour ne pas agir ma détresse


22 Octobre 2015

Responsable et productive. Je suis brûlée complètement, j’ai mal à tête et les yeux qui brûlent intense mais je suis quand même au travail.Je déteste être émotive comme je suis. Je déteste vivre intensément. Je déteste ne pas être capable de filtrer ce que je ressens.
Je me sens blessée et abandonnée alors que je sais que ce n’est pas la réalité. Je déteste ce qui se passe en ce moment. Je voudrais que ça n’arrive pas. Je veux pas, je refuse… Je négocie dans ma tête, je braille comme un veau, je suis en criss après le système qui l’empêche de travailler à temps partiel. En colère, apeurée et en deuil. En deuil… Ça se peut tu caliss. Qui l’aurait cru?!? Je l’ai pourtant tellement haïs !!!!

Je ne suis pas grande. J’ai encore besoin d’aide. Encore besoin de support. Je suis pas guérit. J’ai peur. J’ai l’impression de tomber du 10e étage. J’essaie de m’agripper à quelque chose au passage pour ne pas me fracasser le crâne au sol.
J’utilise des moyens que je connais… J’ai écrit un message à ma Dre. pour exprimer mes angoisses face à mon transfert de dossier. J’ai fait 1 heure de route pour aller lui porter à la réception de la clinique externe en espérant qu’elle le lira et qu’elle en tiendra compte. J’ai peur d’être abandonnée par le système. Peur de tomber sur un donneux de pilules qui ne prend pas le temps de rencontrer ses patients. J’ai peur qu’on banalise mon état actuel, qu’on me croit guérit et qu’on me laisse sans rien.
Je suis allée porter cette lettre. Écrire m’empêche d’agir ma détresse. Là où j’en suis, je rationalise. En exprimant mes peurs je n’ai pas besoin d’agir pour être cru. J’ai pas besoin de leur prouver que j’ai besoin de mon suivi en agissant comme une TPL et en perdant la maîtrise de ma vie. L’exprimer est censé être suffisant.
Je dois rationaliser. Je dois rester debout et saine d’esprit. Je dois avoir confiance en sa décision. Elle me donnera le meilleur match thérapeutique possible.

Détresse et abandon


Au travers du rétablissement, il reste que le monde continu de tourner. Ce n’est pas parce que je fais attention à moi, parce que je met en place des moyens pour m’aider à demeurer mentalement saine que les épreuves cessent de se mettre dans mon chemin… Seulement, je sais un peu mieux comment y faire face. J’ai hésité cette semaine à venir poster ici mon mal être… Peur que des gens de mauvaises volonté viennent lire ceci et généralise un moment difficile à une série d’événements continus et stable dans le temps… Ce soir, je choisi donc de venir copier/coller mes messages de cette semaine… Je suis pas parfaite, pas nécessairement guérit à vie…

Mercredi, 21 octobre 2015

Je manque d’air. Je perd mes repères. Je suis perdue. Ma capacité à rationaliser m’empêche de péter un câble mais je ne vais pas bien. Ma psychiatre, ma thérapeute depuis 3 ans et demi démissionne de l’hôpital.

Je perd mon médecin, une femme HUMAINE avec qui j’ai bâti une relation de confiance et une complicité étonnante. Je perd quelqu’un qui me connaît aussi bien que moi même; qui m’a vu dans mes pires moments à vie, qui m’a ramassé dans un état pitoyable et qui a quand même cru en moi alors que j’avais carrément un pied dans ma tombe et que j’étais étiquetée comme un cas grave et irrécupérable.

Depuis 2012 on est parti de rien… Elle m’a soutenue et appuyée, elle m’a poussé à me dépasser, à me prendre en main, à rester debout et à continuer d’avancer malgré la souffrance que j’avais.
Elle m’a aidé à tenir les guides de ma vie, m’a apprit à négocier les virages les plus serrés et même si je m’en allais tout croche, jamais elle ne m’a laissé tomber.

J’ai confiance en elle. À 100%. Je n’ai pas peur d’être honnête et sincère. Je n’ai pas peur d’être jugée, d’être mal perçue ou étiquetée. Je ne suis pas une folle dans son bureau. Je suis une femme respectée et compétente et je suis traitée comme tel. Je ne suis pas un numéro. En connaissez vous beaucoup vous des psychiatres qui rencontrent leur patient pendant 1 heure ?!? 1 fois par mois?!? 1h40 ce soir. Elle m’a aidé à gérer mon anxiété, m’a aidé à respirer calmement, elle m’a expliqué, elle a prit le temps, elle m’a validé dans ce que je vivais. Des comme elle, je n’en connais pas … Et j’ai peur de ne plus en rencontrer.

Je rationalise. Criss, je suis pas entrain de perdre ma meilleure amie s’ti! Mais j’ai mal en dedans, c’est aussi fort; mes pensées et mes émotions embarquent:
Bientôt, ce sera la dernière fois de ma vie que je la verrai. On dirais que je vais devoir faire le deuil de quelqu’un qui va crever. Fuck, je suis contente quand j’ai un rendez vous. Négatif ou positif, j’ai hâte d’y annoncer mes bonnes nouvelles, mes bons coups, mes progrès autant dans ma vie familiale que professionnelle. Je suis fière de lui montrer que je me prend en main, que je prend ma santé en main, que je perd du poids….
Je pourrai plus rien partager de ça. Elle va devenir une personne qui aura passé dans ma vie et qui aura disparue ensuite. Une personne que je ne verrai plus jamais. Une personne que j’apprécie énormément qui va au fond être comme morte si on peut dire. C’est vraiment souffrant comme feeling.

… Je ne suis pas abandonnée à moi même seule dans l’univers mais c’est tout comme. Comme si je me ramassais dans le vide. Je suis perdue.

Je n’ai aucun pouvoir. Je ne peux pas rien y changer.
Je passe depuis 5hrs ce soir des larmes au déni en passant par la peur. Je suis complètement à l’envers 😢😞 et je suis épuisée… Je ne sais pas comment gérer ce que je vie.

L’appartenance dans NA


Septembre 2012. Je suis à bout, épuisée et puisque rien ne m’aide vraiment, je suis prête à considérer l’idée d’arrêter de consommer comme moyen de régler une partie de ma souffrance.  21 jours à l’Alcôve m’aideront à désembuer quelques neurones et me permettront aussi de rencontrer un sentiment nouveau : L’appartenance.

Motivée à maintenir une abstinence naissante, je choisi d’entrer pour une première fois dans une salle. J’ai de la chance (mais je ne le sais pas encore) : Ce meeting express du midi n’est composé que d’une dizaine de membres ce qui fait que je ne passe pas inaperçue. On m’accueille avec des hugs, on me souhaite la bienvenue chez moi, on m’offre un café et une chaise. 2e chance : C’est un meeting discussion sur le Juste pour aujourd’hui. Je prends un grand respire et j’ose me présenter : Je m’appelle Chantal et je suis dépendante. Je suis nouvelle. Je suis ici car à l’Alcôve on m’a dit de faire du meeting pour rester abstinente. Alors j’y suis mais je suis terrifiée.

La pression que je me mets est grande. Je veux que ma fille soit fière de moi. Je veux que la DPJ prenne note de mes efforts et que ma belle-mère veuille bien continuer à m’aider. Cette pression est bénéfique car elle m’oblige à aller m’assoir dans une salle à chaque soir malgré ma peur du regard des autres. Le regard… comme elle est grande ma peur de ce que les autres vont dire ou penser!

Je me rapproche de 3 ou 4 personnes mais sans plus. Parler aux gens est un grand défi. Je me fais un copain, l’espace de quelques semaines. Je me trouve une marraine et trouve 2 autres personnes qui semblent s’intéresser à moi. C’est L’appartenance qui se développe, le sentiment d’être importante aux yeux d’autres gens. Au fond, je ne sais même pas si ces paroles sont vraies mais l’unique fait de recevoir des hugs, de me faire dire «bienvenue chez vous», de recevoir un sourire suffit à m’attacher aux salles.

Cet accueil, cet amour, ce sentiment d’être enfin aimée par d’autres humains m’a gardé dans les salles. Je ne pouvais pas rechuter! Je ne pouvais plus consommer… car consommer voulait dire ne plus pouvoir (selon moi!) rester dans les salles… Ne plus rester dans les salles signifiait perdre ces quelques personnes qui semblaient m’aimer. Mon besoin d’appartenance était ma nouvelle dépendance. J’ai rechuté… jamais bien longtemps mais oui, j’ai rechutée. J’ai reprit 6 porte-clés blancs, je suis retournée en thérapie pour 3 mois et je suis revenue à la base : 90 jours, 90 meetings.

Cet hiver j’aurai 2 ans d’abstinence et de rétablissement. Je pratique mes 4 pattes de chaises… nah, faux. J’en pratique 3. Je fais du meeting régulièrement, je m’implique dans le service, j’ai une marraine. Bientôt, j’entamerai plus sérieusement mes étapes. Je marraine à mon tour, je partage quand on me le demande et je crois très sincèrement que c’est un tout indispensable.

À toi qui arrive dans NA, je te suggère de rester et de persévérer. Ça ne sera pas facile. Il faudra du temps et des efforts pour te rétablir. Il faudra doucement baisser les barrières et tenter de faire confiance aux gens qui t’accueillent en te répétant à perpétuité que tous ces gens qui t’entourent et qui lèvent la main au décompte viennent tous du même enfer que toi. Au-delà de la substance et des histoires, nous avons tous ce point commun : La dépendance. C’est tout ce qui compte.

Des bouteilles à la mère


La manipulation …

Je suis née dans un environnement invalidant où je n’avais pas le droit d’être et de ressentir. Mais non, t’es pas triste… Arrête de brailler… Mais non c’est pas grave, tu t’en fais pour rien. Ben non voyons, le monde ne te rejette pas. Arrête d’inventer, tu dramatises voyons ! Y’a rien là ! Je n’avais pas le droit de pleurer, d’être fâchée, déçue, de me sentir rejetée, d’avoir peur et encore moins d’exprimer ce que je ressentais. Ce que je voyais, vivais et ressentais était toujours faux ou minimisé. Bref… ce n’était jamais assez important pour que l’on prenne soin de moi.

La manipulation, moyen de survie, s’est installée… Expression extrême d’une détresse refoulée. Puisque personne ne m’entendait et ne m’écoutait j’allais prouver à quel point ma souffrance était réelle. J’ai donc crié à l’aide avec les moyens qui attiraient systématiquement l’attention : mutilations, intoxications, consommation, fugues, menaces de suicide, etc. À qui voulait bien écouter, je parlais en long et en large de ma souffrance et de mon ras-le-bol. Puis, du moment que l’autre était conscient de ce que je pouvais faire, j’étais certaine qu’on resterait à mes côtés… qu’on ne m’abandonnerait pas. Enfin, les gens me tendaient la main.

Le jour où je suis devenue mère, j’ai refoulé toute ma détresse, mon manque d’habileté parentale et mon incapacité à gérer mes émotions. J’ai fait tout ce que j’ai pu, avec tout ce que j’avais (pas grand-chose !) et au final, j’ai craqué : incapable d’obtenir de l’aide, incapable d’en demander, incapable de m’auto-signaler à la DPJ, à bout de souffle, vidée, épuisée et l’actif comme seul moyen d’oublier que je ne savais pas comment être la mère que je souhaitais pour mes enfants.

J’ai manipulé, lancé mes bouteilles à la mer : j’ai reproduit exactement les mêmes comportements par peur qu’on minimise ma souffrance, qu’on l’invalide, qu’on refuse de m’aider. Tout ça car j’étais incapable de dire ces quelques mots si simples : «je n’en peux plus, aidez-moi». Ç’aurait été si simple, mais non… j’ai agit ma détresse. J’ai perdu mes enfants. Trop intense, trop malade, trop dans l’agir, trop en détresse. Manipulation ! Mécanisme de survie ! J’allais leur prouver qu’ils empiraient mon cas, que c’était leur faute, qu’ils étaient responsables de ma souffrance et que j’étais incapable de vivre sans mes enfants.

Oh que j’en ai perdu du temps… aux soins intensifs, en psychiatrie, en contention. Oui, en contention… parce que j’avais peur de me rendre au poste des infirmières et de dire «J’me sens pas bien, j’ai besoin de parler», «J’feel pas, j’ai besoin de ma médication svp». J’avais si peur que je manipulais… Je frappais les murs, je chantais à tue-tête… pour attirer l’attention, pour avoir ma médic… pour qu’on sache que je souffre. Manipulation.

Je sais aujourd’hui ce que tout cela était. Je le sais parce qu’au fil des partages que j’ai entendu dans NA,, au fil de toutes ces 12e étapes faites si généreusement par les membres, j’ai compris ce que je faisais. J’ai vu la roue tourner, je me suis vue aller : si ma détresse était belle et bien entendue il demeurait qu’à chaque fois que j’utilisais la manipulation pour obtenir de l’aide, je creusais mon trou plus profondément, jusqu’à perdre tout droit de contact avec mes enfants pendant près de 3 mois. Heureusement, avec le support de femmes merveilleuses, j’ai choisi de tenter la plus grande expérience de ma vie : m’exprimer et faire confiance.

Avec ces femmes, j’apprends à être mère sans être jugée pour mon passé. Avec leur écoute, je reçois conseils et expériences. Je tente d’appliquer mon mode de vie et doucement, une lueur éclaire la route de toute ma famille. Le rétablissement me permet lentement de me rapprocher de la femme et la mère que je souhaite donner à mes enfants.

Il y a une semaine, mes enfants et moi avons lancé une bouteille à la mer… Une vraie cette fois, à Percé. À l’intérieur, des dessins et des messages d’espoir et de gratitude envers NA. Car dans cette merveilleuse fraternité, je reçois l’attention et l’amour dont j’ai besoin. Je ne suis plus jamais seule, souffrante. Je n’ai qu’à dire que j’ai besoin de parler pour que quelqu’un m’offre une oreille attentive. J’ai le droit d’être triste, en colère et même d’être terrifiée. J’ai le droit d’avoir la chienne que mes pires craintes se réalisent car on m’a appris que même si mes pensées me jouent parfois des tours, mes émotions, elles, sont réelles.

Aujourd’hui, grâce à NA, je n’ai plus besoin de manipuler et de me faire violence. Je suis moi, je suis vraie ; j’ai le droit d’être et de ressentir.

Merci NA

Libérée, délivrée


Il n’y a pas un an, mon esprit était enfermé dans une prison sans porte ni fenêtre et le terme espoir raisonnait en moi comme un affreux blanc de mémoire. Dans mon sombre recoin, une seule chose m’importait : Arriver à survivre à la souffrance 24 heures de plus. Au bas fond de mon existence, il ne restait que deux options :
Ou je persévérais dans la destruction massive de mon être et ma vie s’en allait au point mort ou alors j’abdiquais et j’acceptais de saisir la main qui m’était tendue depuis 2 ans déjà.

La mort ayant l’irréversibilité comme désavantage, j’ai alors choisi d’investir toute l’énergie qui me restait à mettre en place la moindre petite suggestion que l’on me faisait. Je ne souhaitais qu’une chose : Retrouver ma liberté. C’est donc le 25 février 2014, après 5 mois de meeting de chaise et un mois de psychiatrie sous garde légale que j’entrais en thérapie pour 3 mois.

Depuis mon arrivée dans NA, 3 choses m’étaient restées en tête :
«Mets autant d’énergie dans ton rétablissement que tu as pu en mettre à te détruire et tu auras des résultats».
«Si tu veux quelque chose que tu n’as jamais eu, il te faudra faire quelque chose que tu n’as jamais fait».
«Si tu veux des résultats différents, il te faudra faire les choses différemment».
J’ai aussi rigoureusement appliqué les principes d’honnêteté, d’ouverture d’esprit et de bonne volonté.
Tous ces principes me sont vitaux. Ils sont les guides qui me dictent ma conduite et qui m’ont permis de commencer une toute nouvelle vie.

Ne traînant plus le boulet de la dépendance active, j’ai donc pu me relever et aller de l’avant. Après ma thérapie, j’ai appliqué ce que les vieux membres prônaient : J’ai fait plus de 100 meetings en 90 jours. Dans les meetings discussions, j’ai apprit à m’exprimer. Je me suis trouvée une nouvelle marraine; j’ai osé faire ce changement. Je me suis impliquée et j’ai trouvé un comité où je me sens utile.

Depuis l’instant où j’ai prit mon porte-clés du nouveau, ma vie a complètement changée. J’ai cessé d’être prisonnière de ma tête et de mes pensées. J’ai apprit à filtrer mes peurs et à ne garder que l’essentiel; celles qui me permettent de rester abstinente. J’ai abaissé les barrières entre le monde et moi. Je me suis fait de nouveaux amis et, même si j’ai encore beaucoup de mal à entretenir mes relations d’amitiés, il demeure que je n’ai jamais été si bien entourée. Je ne suis plus enfermée derrière un monde de solitude.

Je suis libre de voir mes enfants… Pour la plupart des gens, ça va de soi. Pas pour moi. Il n’y a que quelques mois, on me l’interdisait. Par la suite, ces contacts se faisaient sous supervision, dans une petite pièce, observée comme une folle dangereuse. L’enfer. Aujourd’hui, je suis libre. Quand je les appelle, plus personne n’écoute notre conversation. Je n’ai plus besoin de les rejoindre aux bureaux du DPJ pour pouvoir les voir! Je n’ai plus besoin d’avoir un chaperon pour les sortir. Maintenant, je  suis libre. Libre d’aller les chercher le samedi matin… Libre de leur proposer des activités et de choisir avec eux ce qui occupera notre fin de semaine. Libre de m’impliquer dans leur vie, d’aller aux rendez-vous médicaux ou scolaires… libre d’être leur mère.

Depuis 2 mois, je suis retournée au travail… et pas n’importe lequel : Celui que je convoitais depuis 5 ans mais que la consommation rendait impossible à obtenir ne serait-ce que parce qu’il m’était impossible de fournir une attestation de bonne santé physique et mentale par mon médecin. Aujourd’hui, je n’ai pas à craindre pour ça. Je n’ai pas à craindre non plus pour ma concentration, ma productivité, mon taux d’absentéisme ou mon professionnalisme. Je suis libérée de la dépendance active et en pleine possession de mes moyens. J’ai la liberté de choisir le chemin que je veux prendre pour mon avenir professionnel et ça, ça n’a pas de prix.

Aujourd’hui, tout est possible. Je ne fais plus que rester assise à prier pour une vie meilleure. Avec l’aide de ma puissance supérieure et grâce à ce simple mode de vie, je me construis une nouvelle existence où je suis libre de penser, d’être et de devenir…

La faute à qui ?


J’étais à lire mon actualité facebook quand je suis tombée sur un questionnement fort intéressant laissé par une femme (Appelons la… Joséphine tiens!) ayant un TPL, sur un groupe consacré à ce trouble. Dans son message, Joséphine nous raconte donc avoir eu une discussion avec la mère d’une jeune adulte TPL. Celle-ci lui expliquait que selon sa perception, sa fille passait son temps à justifier ses comportements comme étant le résultat de son trouble.
Joséphine, nous arrive donc avec la question suivante:
« Avez-vous tendance à justifier vos gaffes, vos erreurs, vos comportements en disant: Ce n’est pas de ma faute, je suis TPL. Connaissez-vous des gens qui le font?»

Il n’en fallait pas bien plus pour que je me lance et j’ai bien envie de partager à plus grande échelle, ma perception en tant que cR133 de folle TPL !

Bien honnêtement, il n’y a qu’à lire les messages des membres de différents groupes TPL pour constater que OUI! 99% des personnes qui en souffrent se déresponsabilisent face à leurs comportements et leurs attitudes, mettant leurs actions sur le dos du TPL, de l’incompréhension de l’entourage et sur le manque de tolérance de l’autre…

Les personnes TPL se comportent très souvent en victime de la vie et des événements. C’est d’ailleurs une des raisons pourquoi ce trouble est si difficile à traiter : Elles utilisent ce qui est extérieur à elles-mêmes pour définir qui elles sont à l’intérieur, ce qui contribue à laisser l’impression de n’avoir aucun pouvoir sur leur vie. Au bout du compte, la personne n’effectue donc aucun changement dans ses comportements et attitudes et continue de souffrir… par la faute des autres…

J’ai été diagnostiquée TPL à l’âge de 16 ans, il ya donc 18 ans de ça. En mai 2012, mon diagnostique était de niveau sévère et on y ajoutait suicidaire chronique. Alors, quand j’écris tout cela, je m’inclue là-dedans… Enfin, jusqu’à un certain degré.

Après 2 ans à faire toutes sortes de suivis et de thérapies j’ai fini par comprendre que la majorité de mes émotions sont le fruit de mes idées et que j’ai le pouvoir de décider à quel point je donne de l’importance à ce qui se passe autour de moi…. Quand il se passe quelque chose, je regarde ce que J’AI fait, comment je me suis sentie et à quoi me ramène la situation: Pourquoi je me suis sentie comme ça? Qu’est ce que c’est venu chercher… et je tente de changer d’attitude.
Souvent, mon émotion est reliée à une situation du passé. Ma mémoire se rappelle bien malgré moi des événements qui datent parfois même d’aussi loin que mon enfance. Je me sens parfois rejetée comme si j’avais encore 5 ans. Je me sens parfois menacée comme si j’allais recevoir une série de claques de mon père… On s’entend qu’à 34 ans, rien de tout ça n’arrivera… mais le cerveau étant ce qu’il est me ramène ces mêmes émotions à des situations qui me font ressentir le rejet… la peur…
Au quotidien, j’ai beaucoup de difficulté à demander. Je ne veux pas déranger, je ne veux pas avoir l’air folle, difficile ou égoïste et surtout, je ne veux pas qu’on me laisse tomber. Si je ne demande pas, je ne vivrai pas le rejet, non ? Alors voilà. Je ne demande pas et je n’obtiens rien. Je suis donc déçue et je n’en parle surtout pas parce que j’aurais l’air vraiment d’un bébé ou d’une personne centrée sur elle-même. Au bout du compte, je fini par m’isoler en pensant que si personne ne m’invite ou ne pense à moi ou ne comprend pas mes besoins, c’est parce qu’ils ne m’aiment pas.  Donc, si je me sens mal, c’est forcément la faute des gens… Merci mon Dieu, j’ai fini par comprendre que c’était une grave erreur de penser de cette façon!

J’ai cessé de croire que les autres devaient me donner tout ce dont j’avais besoin…. SURTOUT si je ne le demande pas…. Les autres ne sont pas mes serviteurs et ils ne sont surtout pas devins. Ils ne peuvent pas savoir ce qui me faut avant même que j’en parle….
ILS NE SONT PAS RESPONSABLES DE MON BONHEUR…. J’en suis LA SEULE RESPONSABLE. Finalement, personne n’est obligé de répondre à mes besoins. Je ne peux exiger de personnes qu’il réponde à mes attentes…

J’ai comprit que je méritais d’être respectée. Je ne reste plus dans une relation où je me sens mal. Fini le temps où je croyais que je devais me contenter de ce qu’on m’offrait par peur d’être seule. Nous sommes des milliards d’être humain sur terre… si ça ne fonctionne pas avec une personne, il y a forcément une autre personne avec qui ça cliquera! Je vaux plus que l’acceptance. Je n’ai pas à être l’objet de quelqu’un et à subir l’autre comme un pantin. L’important, c’est moi.

Bref… Depuis que j’ai cessé de remettre mon bonheur dans les mains des autres et depuis que je décide de la place que peuvent prendre mes émotions, je suis BEAUCOUP moins frustrée. J’ai comprit que mon bien-être ne dépendait que de moi, de la manière dont j’envisageais la vie et ses situations. Tout est une question de perception. Si je prend pouvoir sur ma vie, je ne suis dès lors plus une victime et je peux faire en sorte que les choses changent. Je peux donner à ma vie le sens que je veux car j’ai le pouvoir de me mettre en action, de choisir mes batailles, mes défis.
Au final, puisque rien n’est la faute des autres… je suis beaucoup moins chiante avec mon entourage et mes relations s’en portent beaucoup mieux 😉

Une appli TPL


T2 mood TrackerrésultatsMenuévaluation

Les personnes atteintes d’un trouble de la personnalité limite ont la constante impression de vivre dans des montagnes russes et elles ont un mal fou à trouver et expliquer le pourquoi de ces changements d’humeurs rapide et incessants. Elles ont donc tendance à mettre la faute sur le TPL en tant que tel, en se positionnant comme une victime face à ce trouble, n’ayant aucun pouvoir sur leurs émotions et les comportements qui en découlent… Autrement dit, les hauts et les bas sont la volonté d’un être divin et la personne borderline n’en est aucunement responsable. Vu de cette manière, la vie paraît dont injuste ! Il n’y a rien à faire, la vie est une fatalité.

Il y a un peu plus d’un an, j’étais moi aussi à la recherche de preuves. Je voulais à tout prix démontrer à ma psychiatre que j’avais raison. Non, ce n’était pas les événements de la vie ni la consommation qui me donnait ce caractère de bulldog. J’étais victime de mon trouble et les downs arrivaient sans crier gare. Après quelques recherches, je suis tombée sur cette application, le T2 mood tracker.

À la base, l’application a été développée par le Centre national des technologies de la télésanté du département de la défense américaine et était utilisée par les soldats revenus du combat et potentiellement affectés par syndrome de choc post traumatique. Merci aux développeurs car cette application a également été mise à la disposition du grand public.

T2 mood tracker permet donc d’évaluer son état émotionnel avec 6 critères de base : Bien-être général, Stress, anxiété, dépression, Traumatisme crânien et choc post traumatique.

Là où l’application est très intéressante pour tout les types de troubles de l’humeur, c’est qu’elle est totalement personnalisable.
Il suffit d’aller dans les paramètres pour ajouter et supprimer des catégories: Il est également possible de retirer de l’écran d’accueil les catégories dont nous ne nous servons pas et d’en ajouter de nouvelles. Pour ma part, j’ai ajouté ma consommation (Jamais / dès le matin), les événements (positifs / négatifs), mes règles et je me suis créée une catégorie «bien-être TPL» en y mettant à évaluer les 9 critères du DSM.  Lorsque vous êtes dans l’écran des résultats, il est finalement possible de déterminer quelles catégories vous souhaitez voir s’afficher sur le graphique.

Personnellement, j’essaie d’y inscrire mes données à chaque jour, ce qui me permet d’avoir une idée beaucoup plus juste des variantes de mon humeur et des causes associées à mes downs. Même si vous êtes du type alzheimer, rien ne vous empêchera d’être assidu puisque l’application permet aussi d’ajouter une ou plusieurs alarmes pour vous rappeler de prendre un petit 2 minutes pour saisir vos données.
Voilà… après quelques temps, vous serez donc en mesure d’observer vos cycles d’humeur sur un graphique, selon que vous souhaitiez voir les 30 derniers jours, 90 jours, 180 jours, jusqu’à une année entière. Il est possible, de faire un focus sur l’écran pour voir une période donnée et d’en sauvegarder l’image ce qui est réellement pratique.

Une autre option intéressante dans le T2 mood tracker c’est que vous pouvez y inscrire des notes, un peu comme un journal. Cela permet d’ajouter une description à l’évaluation et de suivre les événements, vos pensées, votre médication ou tout autre information que vous jugez pertinente.

Au final, et c’est ce qui rend l’appli. vraiment génial, il est possible de sortir un rapport des données pour une période définie en format PDF ou CSV. Ce rapport peut être envoyé par courriel ou simplement sauvegarder dans votre appareil puis imprimé si vous souhaitez le montrer à votre médecin.

Cette simple application m’a permis de mieux comprendre mon trouble et les facteurs venant influencer mes humeurs. Grâce à l’entrée de données, j’ai fini par réaliser que ma consommation, au lieu de m’aider à me détendre comme je le croyais provoquait au bout de 2-3 jours de grosse montées d’anxiété et une humeur dépressive.
Je croyais également que j’avais des cycles d’humeur rapide…. Je retombais down à chaque 3 ou 4 semaines…. J’ai finalement pu conclure que mes downs n’étaient pas causés par le TPL mais plutôt par des SPM vraiment épouvantables. Devant cette constatation, ma Dre. m’a prescrit la pilule en continu (3 mois / 1 semaine d’arrêt) et depuis, je vais réellement beaucoup mieux. Je suis également en mesure de réaliser à quel point les événements m’affectent réellement…. D’autre part, le fait d’inscrire mes données à chaque jour m’oblige à m’arrêter quelques minutes à chaque jour pour me centrer sur mes émotions. Je dois me questionner sur ce qu’est réellement cette émotions globale qui m’envahit. Tristesse? colère? Anxiété? Pensées? Craintes? À quel point je ressens cette émotion ? Avec le temps, j’arrive à mieux identifier ce que je ressens et par conséquent, je gère beaucoup mieux mes émotions qu’avant.

Ma note ? 10/10 !

Apprendre à vivre.


Journée avec une amie au bord de la piscine à discuter de choses et d’autres. Souper en plein air avec cette même gentille personne puis, meeting avec des gens formidables. Pour couronner le tout, un after-meeting vraiment nice, chez des gens vraiment sympa, qui ont beaucoup d’attrait pour moi.
Pour la plupart des gens, ce «programme du jour» sonne comme une journée d’été cool et très relaxe. Pour moi, cette journée signifie être parvenue à passer au delà mon anxiété sociale.
Pour une personne atteinte d’un TPL, socialiser est quelque chose de complexe. Je suis en analyse constante de la situation. Comment dois-je me tenir? Quoi dire? Quoi ne pas dire? Comment agir? Quoi faire et ne pas faire? Qu’est ce que les gens vont penser ou vont dire de ma manière d’être ?
Avoir été victime d’intimidation pendant les 18 premières années de ma vie a également eu comme conséquence de me faire croire que je n’avais pas d’attrait pour personne. Je ne peux être aimée, je ne peux être appréciée. La valeur que je m’accorde est disons assez faible.

Heureusement, j’ai un programme que j’essaie de suivre de mon mieux.
Depuis bientôt un an que je fais des meetings et que j’entend les gens dire «Si tu veux des résultats différents, il faudra faire les choses différemment». C’est donc ce que je m’efforce de faire chaque jour. Tout n’est pas simple mais graduellement, en y mettant des efforts constants, les changements apparaissent. Je parle de plus en plus facilement aux gens qui m’entourent. Parfois, j’ose même prendre mon téléphone et appeler quelqu’un… d’autres fois, comme aujourd’hui, j’accepte une invitation.

J’ai beaucoup de gratitude envers tous les membres qui m’ont accueilli dès mes premiers pas dans NA et qui continuent de m’ouvrir leurs bras et leurs oreilles à chaque jour. Grâce à eux, je fais beaucoup plus que de rester abstinente.
J’apprend à vivre.

Et on recommence !


Il y a 5 mois, j’avais les meilleures intentions du monde. J’avais un bel emploi, qui me satisfaisait, mes enfants une fin de semaine sur deux, la garde de ma grande. Mais je voulais plus… Alors, j’ai demandé mais rien n’est allé dans le sens que je voulais. Résultat? J’ai fait exactement ce que je ne devais pas faire…. et j’ai pratiquement tout perdu à nouveau.
Seulement, devant la catastrophe, j’ai choisi de faire les choses différemment. Bon, remarquez que je n’avais pas trop le choix: Rester en psychiatrie quelques mois comme me l’imposait ma Dre. ou trouver une solution pour m’en échapper! J’ai demandé de retourner en thérapie… Troquer 3 mois d’hospitalisation pour 3 mois dans un centre de réadaptation en dépendance. Est ce que je souhaitais réellement me rétablir ? Pas trop certaine. Je voulais surtout sortir de psy et récupérer une partie de ma liberté. Ma psy semblait trouver l’idée bonne. Ainsi, elle accepta de me transférer en thérapie après 1 mois d’hospitalisation. Le 25 février, je mettais donc les pieds au «Pavillon de l’Assuétude» à St-Guillaume.

Déjà, pour ceux qui se demandent à quel point je suis toxico, je dirai simplement la chose suivante : Pas besoin d’être un crack head ou de s’injecter pour être dépendant à une substance. Le bon vieux «pot» peut TRÈS BIEN faire tout le travail… et les dégâts. La substance, comme je l’apprendrai dans les salles de NA, ne représente que 10% du problème. Alors que nous reste-il quand on est abstinent ? 100% de comportements. C’est exactement à ça que sert une thérapie. Comprendre qui l’on est, comment l’on fonctionne, pourquoi on fonctionne ainsi… et l’essentiel : Comment changer nos perceptions face à la vie, nos réactions face aux événements, comment s’affirmer, etc.

Dans mon cas, j’ai été à fond à la source de mon TPL. Je devais réapprendre à vivre, à ressentir et à gérer mes émotions, cesser de me comporter en victime de la vie, prendre pouvoir sur ce qui est sous mon contrôle et lâcher prise sur le reste…
Une finissante partageait ceci à sa dernière journée : «Quand je suis arrivée, j’ai dit à mon intervenante que je voulais que ça fasse mal. Je voulais sortir tout ce qui me faisait mal pour repartir d’ici libérée de mes blessures».
C’est exactement ça. Une thérapie, ce n’est pas un camp de vacances. On ne va pas là pour gagner du temps d’abstinence ou prendre une pause de soi. 3 mois, c’est très vite passé.
L’essentiel, quand on est vraiment à bout réside dans le fait de lâcher le contrôle et de s’en remettre à ceux qui sont là pour nous aider. Honnêteté, ouverture d’esprit et bonne volonté. Avec ces 3 principes, la thérapie ne peut faire autrement qu’être positive.

J’ai passé les portes du Pavillon dans le doute. Dans la crainte de ne pas être à ma place, dans la peur d’être incapable de passer au travers. J’ai voulu partir… souvent…
Heureusement, j’étais complètement à bout de nerfs. Je n’en pouvais tout simplement plus de vivre ma vie et d’avoir mal. Je voulais, pour une fois, faire les choses différemment. Alors, j’ai décidé de rester et de donner tout ce qui me restait d’énergie à essayer de me sauver la vie.

Le résultat est étonnant. J’ai réellement changé. Une chose par contre que j’ai finalement comprit c’est que je ne suis pas guérit. La maladie de la dépendance est chronique et mon TPL fait parti de moi. Je dois maintenant rester TRÈS vigilante face à moi-même. Mes comportements menacent de refaire surface. Je sais que je ne les ai pas éliminés. Ils sont latents, tout près… Prêts à reprendre le contrôle de ma tête, de ma vie. Je sais par contre une chose, c’est que je ne veux pas retourner d’où je viens.

Ma marraine NA m’a souvent répétée que si je voulais avoir des résultats différents, je devrais faire les choses différemment. Je pense que j’ai comprit. Je dois, pour avoir des choses que je n’ai jamais eu, faire des choses que je n’ai jamais fait….

Merci à tout ceux qui m’entourent, qui m’encouragent dans mes démarches, dans mon rétablissement.

Myckaa,
4 mois d’abstinence 🙂

2013, le bilan….


Pendant plusieurs mois j’ai dû archiver mon blog. Maintenant que les choses ont reprises leur place, je me permet de le remettre en ligne et promet d’essayer d’écrire de manière plus régulière. Je dois avouer que je ne suis pas fâchée de voir 2013 faire partie du passé même si à minuit une, rien n’aura changé. Je serai la même Myckaa, avec mes qualités et mes défauts de caractère, avec mon passé et mon présent. Cette coupure invisible du temps me permet néanmoins de faire un certain bilan et ce faisant, je constate que j’ai tout de même bien changée depuis un an. Déjà, contre toutes mes propres attentes, j’ai terminé mon DEC et obtenue mon diplôme en technique d’éducation spécialisée. J’ai récupéré la garde de ma grande au mois de mai et je continue d’avoir mes 3 petits une fin de semaine sur deux. Je  me suis trouvée un emploi que j’aime et j’ai finalement des heures qui me conviennent ou à peu près.

J’ai comprit beaucoup de trucs dans la dernière année. Je ne cherche plus le bonheur parfait. J’ai comprit que le bonheur n’arrive pas tout seul comme par magie. La vie est faite de hauts et de bas et même lorsque l’on y croit plus, il faut continuer de se battre et faire ce qu’il faut pour aller bien.
Que faut t’il faire ? Bien je dirais que ça dépend de chacun mais qu’à la base, du moins pour les gens issus de mon espèce ;), le mot THÉRAPIE est un incontournable. Ça et un bon psychiatre. Je suis chanceuse, j’ai les 2… et même plus encore. En 2013, j’ai donc fait ce que j’avais à faire religieusement. J’ai d’abord fait une thérapie de groupe pour les troubles relationnels et une individuelle (qui se poursuit actuellement) avec une psychologue au CLSC, Au cours du printemps dernier j’ai aussi entreprit une démarche dans un centre de réadaptation en dépendance et comme j’étais incapable d’arrêter seule, je suis entrée 3 semaines en thérapie. Ce fut un des plus cadeaux que je me suis donné: Grâce au support des intervenants, non seulement j’ai enfin arrêté de me geler mais j’ai aussi pu connaître les fraternités anonymes. J’ai trouvé un endroit où je me sens chez moi et où je peux être vraie sans être jugée.

Je suis heureuse. Je ressens enfin un certain bien-être que je ne croyais plus possible. Pour l’année qui vient, j’ai choisi de ne pas prendre aucune résolution; du moins pas à long terme. J’ai choisi de faire de chacune des journées de cette année l’objet d’une résolution. Des petits défis, des petits buts, des petites joies et petites doses d’estime pour me sentir bien avec moi-même.
365 défis, 365 chances de vivre une réussite, 365 opportunités d’être fière de moi, 365 expériences pour regagner confiance en mes propres capacités…